23 juin 2021

     « Salomon dans toute sa splendeur n’était pas vêtu comme l’un d’eux… » (Luc 12, 27)

     Yeshoua n’était pas pour autant vêtu misérablement. Ne portait-il pas « une tunique sans couture » (Jean 19, 23) ?

     À moins d’y être contraintes par la misère, nous ne sommes pas tenues de nous dépenailler, pas plus que, dans l’aisance, de nous habiller en Pravda, en Dior ou en Yves Saint-Laurent.

     Existe-t-il une façon évangélique de se vêtir ? On a du mal à imaginer Myriam en moniale et Yeshoua en moine… Si l’on admet que l’Évangile a aboli le sacré, on peut affirmer que l’habit religieux n’est pas évangélique. 

     Sexy ou pas ? La mode occidentale actuelle l’est indubitablement plus que celles de bien d’autres cultures, mais aussi de ce qu’elle était elle-même il y a un siècle. Elle est sexuellement attirante dans la mesure où elle dénude ou moule les formes. Mais son attractivité sexuelle varie aussi selon la sensibilité des regards qui s’y posent.

     Qui Aime d’Agapè s’habille nécessairement de façon à manifester respect et affection envers les autres selon la relation qu’on entretient avec eux et selon les temps et les lieux.

     Qui Aime pense à la réaction qu’elle est susceptible de provoquer chez les autres par sa tenue vestimentaire. Est-ce une émotion esthétique ? Dans quelle mesure pouvons-nous estimer la sensibilité esthétique des autres et nous y accorder ? De même pour la sensibilité sexuelle, qui varie selon les milieux sociaux, selon les cultures…

     L’Amour invite les consciences à affiner leur intelligence et leur intuition des autres en participation à l’Intelligence-Intuition de l’Éternel, comme à sa Beauté, à sa Sagesse… pour mieux Aimer.

 

     elles illuminent les rues

     de nos villes de nos villages

     pour les yeux plus ou moins férus

     de vierges moins folles que sages

 

     la fortune des yeux baissés

     ne les rive pas au portable

     ni ne laisse pas délaissés

     les autres plus ou moins notables

 

     l’amour qui donne la maîtrise

     des paupières et des regards

     se garde de toute méprise

     et ne manque jamais d’égards

     envers les êtres que l’on croise

     tout comme envers ceux qu’on dépasse

     ou qui plus rapide que vous

     vous donnent d’apprécier la face

     ou qui demeurent tables rases

 

     ombre et lumière de nos rues

     elles passent devant les yeux

     ouverts ou fermés incongrus

     plus ou moins des jeunes des vieux

 

 

 

22 juin 2021

     « Ils ont des yeux et ne voient point, » ces scientifiques qui ne voient dans la causalité qu’un phénomène physique à penser en termes de temps et d’espace.

     La découverte des phénomènes quantiques pourrait les mettre sur la voie de la véritable causalité, l’ontologique, celle de la logique de l’être, celle du principe de causalité inhérent au principe d’identité.

   La matière au niveau de l’état quantique se caractérise pas la non-spatialité non-séparabilité,  c’est-à-dire qu’elle échappe à l’espace et viole la causalité locale événementielle.

     La science que nous connaissons est fatalement déterministe alors même qu’elle reconnaît l’existence d’un « hasard » constaté mais non expliqué conjoint à la « nécessité », à la rigidité des lois physiques.

    « Le réalisme ouvert » que propose Bernard d’Espagnat est « une combinaison de philosophie et de physique » (Le réel voilé. Analyse des concepts quantiques, p. 329) Cette transdisciplinarité peut prendre en compte la causalité ontologique et éclairer ainsi la causalité phénoménologique.

     La pluralité des théories qui s’affrontent parmi les spécialistes de la physique quantique devrait attirer notre attention et nous rappeler la liberté que Montaigne recommande d’enseigner aux jeunes face aux diverses approches du réel : « Qu’on lui propose (à l’élève) cette diversité de jugements : il choisira s’il peut sinon il demeurera en doute… et s’il embrasse les opinions (de tel et tel) par son propre discours, ce ne seront plus les leurs, elles seront les siennes… et qu’il oublie hardiment s’il veut, d’où il les tient, mais qu’il se les sache approprier. »(Essais I, XXVI, p. 224)

     En matière scientifique comme en matière philosophique et en matière théologique, par transdisciplinarité, nous sommes invitées à penser selon nos évidences, quitte à les remettre en question en poursuivant notre quête des vérités avec l’aide de « l’Esprit de conseil et de force, d’intelligence, de connaissance… » (Isaïe 11, 2, cf. Exode 35, 31)

     L’évidence de notre liberté s’accorde avec l’indéterminisme de la matière où agit l’Esprit du Hasard qui « renouvelle la face de la Terre » et les consciences qui se mettent à son écoute.

     La non-causalité physique que l’on observe dans le monde quantique invite à penser la causalité en termes ontologiques selon le principe indéracinable de causalité identité de l’être et du non-être. Si tout a une cause, ce qui n’a pas de cause physique a nécessairement une cause non-physique, qui n’a rien à voir avec la causalité approchée en termes événementiels selon l’enchaînement des causes liées au temps et remontant à un infini conçu comme inaccessible.

 

     de quelles fleurs éparses

     êtes-vous amoureuses

     amenant vos comparses

     à l’aventure heureuse

 

     qui sait ce qui vous guide

     serait-ce les senteurs

     plus que vos yeux limpides

     en quête de couleurs

 

     la valse hésitation

     des chasses butineuses

     nous pose la question

     de ces chasses heureuses

     où se pratique l’art

     des bouches du nectar

     des pattes du pollen

     pour votre bas de laine

     et le garde-manger

     de tous les usagers

 

     et ce sont les actions

     de votre vie ensemble

     qui nous donnent l’exemple

     des belles dilections

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