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11 juillet 2018

     La plupart d’entre nous, sans doute, savons ce qu’est l’empathie, au sens où nous l’avons déjà ressentie plus ou moins, comme une composante de notre humanité.

     Ce ressenti cependant n’a pas manqué d’être scientifiquement étudié et expliqué. On a parlé, entre autres explications, d’empathie cognitive et d’empathie affective. Si l’intelligence scientifique qui étudie l’empathie est matérialiste physique et qu’elle est cohérente, elle ne verra en elle que le jeu physique des neurones miroirs. Elle refusera d’imaginer qu’il puisse exister un contact d’âme à âme en appui à la connexion neuronale physique.

     Pourtant la découverte quantique de la non-localité non-séparabilité de certains phénomènes  où la causalité locale se trouve violée devrait alerter sur l’intenabilité d’une pure physicalité de la matière (cf. Bernard d’Espagnat, Le Réel voilé. Analyse des concepts quantiques, pp. 141ss).

     On voit ici encore que l’intelligence analytique liée au langage physique ne devrait pas prendre possession de notre pensée au point de nous faire ignorer et mépriser l’intuition muette (jusqu’à la qualifier de « fameuse, mystérieuse et calamiteuse » comme a pu le faire Claudine Tiercelin dans sa leçon inaugurale au Collège de France).

     L’empathie que décrit l’Évangile, sans employer le mot évidemment, c’est « la prise des entrailles » de la compassion telle qu’elle apparaît dans le mashal du Bon Samaritain : « Il vit le blessé et fut ému de compassion, misericordia motus, idôn esplagkhnisthê, où l’on reconnaît le mot français « splanchnique, qui appartient aux viscères ».

     Cette compassion empathique, le Fils de l’homme l’a lui-même éprouvée, entre autres face à la veuve de Naïn, où dans le récit apparaît aussi le mot esplagkhnisthê (Luc 7, 13). Ésaïe l’avait attribuée en mashal à l’Éternel : « Une femme n’a-t-elle pas compassion du fils sorti de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai jamais » (Ésaïe 49, 15).

 

     le sansonnet imitateur

     sent-il lorsqu’il imite

     la buse comme invite

     le cri lancé dans la hauteur

 

     pourquoi le ferait-il sinon

     pour partager la vie

     qui lui donne l’envie

     de vivre sous un autre nom

 

     pourquoi se ferait-il acteur

     par simple fantaisie

     ou peut-être saisi  

     par ce qui au fond de son cœur

     appelle à devenir tout autre

     à ressentir le nôtre

     sans se sentir menteur

 

     lorsqu’on se pose ces questions

     est-ce par un amour

     de l’univers autour

     en sa grande circulation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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