posts du 15 juillet, 2018


15 juillet 2018

     À quoi sert de reconnaître que le soi est au plus intime de notre intimité l’Éternel qui nous invite à partager son être si nous ne reconnaissons pas qu’il est Amour et que son altérité positive essentielle ne peut souhaiter que nous disparaissions en lui.

     Si à certaines consciences il apparaît impersonnel, au point même de sembler inexistant, c’est sans doute parce qu’il « se voile » comme le pensait le prophète (Isaïe 45, 15). Son Amour le fait se cacher dans un incognito anonyme.

     Que nous lui disions tu ou vous, ou même cela, l’Éternel est en raison indéniable, sauf à ignorer le principe de causalité qui nous fait dire que l’inexistant ne peut produire de l’existant que nous connaissons. Mais « la plaisante raison, qu’un vent manie et à tout sens » (Pensées, éd. Sellier 78, p. 69), est comme impuissante à convaincre les sages et les intelligents eux-mêmes (Luc 10, 21).

     Il semble que nous ne puissions te concevoir autrement que personnel au sens humain parce que nous sommes toutes et tous imbus de notre personne, de notre « moi haïssable » qui cherche, selon « le monde », à posséder, comprendre et dominer » les autres, alors que tu agis comme un « serviteur ordinaire » qui se fait oublier. (Luc 17, 10).

 

     À écouter Michel Onfray et quelques autres athées combatifs, on a envie de répéter la petite phrase de Pascal, « ce n’est pas dans Montaigne, mais dans moi que je trouve tout ce que j’y vois » (Pensées, éd. Sellier 568). Ce n’est pas dans la Bible, en particulier dans les lettres de Paul, mais dans moi que je trouve tout ce que j’y vois… Tout lecteur toute lectrice en est plus ou moins là face aux écrits engagés.

 

 

     impalpable tu es l’air

     le souffle le vent l’atmosphère

     sans qui nous ne pouvons être

     ni même paraître

 

     et si proche si tangent

     que notre œil est impuissant

     à te voir sauf au travers

     de tout point de l’univers

 

     en tout lieu de notre absence

     tu es l’infinie présence

     comme à la mortalité

     se prête l’éternité

     de ce qui reste sans nom

     entre le oui et le non

     dont la pauvre intelligence

     peine à découvrir le sens

 

     l’abîme que l’on inspire

     l’intime que l’on expire

     recherchent cet infini

     qu’on imagine béni

    

 

 

 

 

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