18 juillet 2018
18 juillet, 2018 @ 6:29 Liens

     Si le Fils de l’homme est ressuscité comme il l’a dit d’Abraham, Isaac, Jacob et de toute conscience « jugée digne de prendre part au monde à venir, oï dè kataxiôthentes tou aiônos exeinou tukhein », il est « comme les anges dans le ciel » (Luc 20, 35-37). Il ne peut être le Pantocrator d’un certain christianisme glorieux. Il continue, selon la Vérité de l’Amour, d’agir en serviteur de toute conscience qui s’adresse à lui, lui qui a aimé à la perfection en lavant les pieds de ses disciples.

     Si « seul l’Amour est digne de foi », c’est en fonction de cette Vérité et de toutes les vérités qu’Elle implique que nous pouvons aussi nous adresser aux saintes et aux saints, aux figures vénérées de toute croyance pour les remercier de nous protéger et de nous guider.

     Abordés dans cette vision, il n’y a pas à faire de différence entre Marie et Parvati, Jésus et Avalokitésvara, Rabi’a al Adawiyya et Oshun… entre celles et ceux des ancêtres qui ont rejoint le peuple éternel du Royaume.

     De même les luttes des religions pour l’hégémonie, en particulier entre l’islam et le christianisme, sont une ineptie au regard de l’Éternelle Agapè.

     Les sept dormants d’Éphèse mentionnés dans la sourate 18 du Coran sont vénérés en Bretagne à Vieux-Marché, en Allemagne à Ruhstorf an der Rott, en Tunisie à Tataouine… Imbu d’esprit œcuménique, Louis Massignon a voulu utiliser le pèlerinage breton pour encourager le dialogue entre l’islam et le christianisme, mais il n’existe pas de sanctuaire qui ne nous offre l’occasion d’y prier pour manifester notre communion aux diverses voies spirituelles de la Terre.

 

     quand le citron a voleté

     la première fois cet été

     il fallait bien que tu déposes

     de tes yeux un baiser de rose

 

     il est venu dans la fraîcheur

     de ses toutes premières heures

     comme à un bal de débutante

     en sa naïveté charmante

 

     il est bien d’autres papillons

     et bien d’autres beautés que l’on

     s’éblouit d’admirer

     en voyant s’y mirer

     la face à jamais inconnue

     que l’on ne peut qu’espérer nu

     de tout désir de toute peur

     et appauvri par la splendeur

 

     ce qui volète alors et passe

     dans le regard et puis s’efface

     est un clin d’œil de cette rose

     qui fait signe à l’âme qui ose

 

 

 

    

-alter
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