posts du 28 juillet, 2018


28 juillet 2018

     L’automaticité éthique de l’Amour dans le pardon, le jugement et le don (entrée du 27 juillet) ne fait pas qu’attirer l’attention sur son impersonnalité. Elle pointe aussi l’excellence de son intelligence capable de concevoir un cosmos qui a l’apparence de l’autocréation et de l’auto-organisation alors qu’en raison il a nécessairement une cause.

     Les mécanismes qu’a observés, analysés et décrits François Roddier dans l’Évolution depuis l’origine physique en passant par le développement biologique et jusque dans la vie humaine, la culture, l’économie… sont très probablement globalement exacts (Thermodynamique de l’évolution – Un essai de thermo-bio-sociologie). Comme tels ils posent la question de la nature de l’action de cette cause physiquement indétectable.

     On peut au moins faire l’hypothèse qu’il s’agit d’une inspiration et que les mots « souffle », « vent », « esprit », dont la Genèse dit qu’il battait des ailes sur les eaux primitives, conviennent assez bien pour nous donner une idée de ce que peut être l’action permanente de l’Éternel Amour sur-dans-avec le cosmos.

     Les prophètes de la Bible, au contraire de ses prêtres, ont perçu cette action, et ils l’ont conçue non comme initiale mais comme permanente, ou du moins renouvelée. Isaïe a répété que Dieu allait faire des choses nouvelles (42, 9. 43, 19. 48, 6), et le Psalmiste décrit par le détail le fonctionnement de la nature comme l’action de l’Éternel qui « envoie son esprit et renouvelle la face de la terre » (Psaume 104, 30). Quant au fils de l’homme prophète, il a justifié sa maîtrise du sabbat en arguant, « mon Père ne cesse d’agir » (Jean 5, 17).

     L’esprit de l’Éternel Amour serait alors ce dynamisme du cosmos dont l’autre nom serait le temps, que l’intelligence semble incapable de définir et de comprendre.

 

     souffle souffle où tu veux

     et j’entendrai ta voix

     peut-être quelquefois

     au chemin de mon vœu

 

     si mon cœur attentif

     éprouve ta présence

     il saisira la chance

     de l’esprit instinctif

 

     je ne puis avancer

     sur la mer à la voile

     que si tu tends la toile

     jusqu’à ce que forcée

     et bien orientée

     elle mène mon cœur

     jusqu’à sa dernière heure

     dans la fidélité

 

     le temps cargue ses voiles

     s’il ne me fait plus peur

     j’irai bien sans stupeur

     plus loin que les étoiles

laptitedevoreusedelivres |
Le point du jour n'aura pas... |
escapade |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les lectures d'une maman ...
| Atelier Ecrire Ensemble c&#...
| Au fil des mots.