18 mars 2019
18 mars, 2019 @ 7:31 Liens

     À qui Aime, toutes les réalités cosmiques, et bien sûr tous les humains, parlent de l’Éternel Amour. L’amour humain eros des amoureuses et des amoureux a déjà ce pouvoir : tout leur fait penser au bienaimé, à la bienaimée. C’et ainsi que l’amour humain est un symbole de l’Amour Éternel comme il apparaît dans le Cantique des cantiques

     On a à juste titre opposé agapè à eros. Et il nous faut maintenir que l’Éternel Amour ne vit pas l’eros, contrairement à ce qu’affirme le catholicisme : « Le Dieu unique auquel Israël croit aime personnellement. De plus, son amour est un amour d’élection : parmi les peuples, il choisit Israël et il l’aime… Il aime, et son amour peut être qualifié sans aucun doute comme eros, qui toutefois est en même temps et totalement agapè » (Benoît XVI, Dieu est Amour  § 9, p. 29).

     Ce qui se profile derrière cette affirmation d’un Dieu qui par eros se choisit un peuple, c’est la volonté de l’Église, qui se déclare nouveau peuple de Dieu, de dominer spirituellement l’humanité en déclarant son monopole, « hors de l’Église point de salut ».

     Ce qu’il y a de vrai dans l’affirmation de la valeur de l’eros, c’est que l’humanité peut accéder à l’agapè par son chemin en raison d’une continuité autant que d’une rupture de l’un à l’autre, d’un « accomplissement plêrôsaï« * de l’un à l’autre (cf. Matthieu 5, 17).

     Et donc, dans le christianisme authentique selon Benoît XVI, « en réalité, eros et agapè – amour ascendant et amour descendant – ne se laissent jamais séparer complètement l’un de l’autre. Même si initialement, l’eros est surtout sensuel, ascendant – fascination pour la grande promesse de bonheur – lorsqu’il s’approche ensuite de l’autre, il se posera toujours moins de questions sur lui-même (sur son « développement personnel »), il cherchera toujours plus le bonheur de l’autre, il se préoccupera toujours plus de l’autre, il se donnera et il désirera « être pour » l’autre. C’est ainsi que le moment de l’agapè s’insère en lui… » (op. cit., § 7, p. 26).

Qui découvre l’Éternel Amour finit par ne plus désirer vivre que pour tout être en servante serviteur  participant à la Vie de L’Éternel Amour.

* on parlerait de dépassement dans la philosophie de Hegel observant à la fois une progression quantitative et un saut qualitatif dans le processus de l’Aufhebung (cf. Philippe Büttgen, article Aufheben dans Vocabulaire européen des philosophies).

 

     était-ce un visage

     était-ce un regard

     qui sans crier gare

     avait pris la plage

 

     sa simple présence

     au sortir des eaux

     avait dit aux os

     toute sa puissance

 

     l’une et l’autre avaient

     senti la musique

     résonner unique

     en ce que savait

     devoir élever

     en regard sublime

     ce qui en l’intime

     à l’autre devait

 

     le regard qui tue

     le visage nu

     avec l’autre mue

     en je et en tu

 

-alter
rss pas de réponses

Laisser un commentaire

laptitedevoreusedelivres |
Le point du jour n'aura pas... |
escapade |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les lectures d'une maman ...
| Atelier Ecrire Ensemble c&#...
| Au fil des mots.