20 mars 2019
20 mars, 2019 @ 7:21 Liens

     Si amor est une étape et/ou une médiation entre eros et agapè, il devrait comme eros et agapè avoir affaire avec la beauté.

     Il semble assez évident qu’une femme, à des degrés divers, se préoccupe de sa beauté et se jauge et se juge par rapport aux autres femmes selon la beauté, parmi d’autres critères, même si ce n’est que rarement exclusivement.

     Une adolescente n’a pas forcément conscience, pleine conscience que sa jeune beauté est au service d’eros. Cela devrait faire partie de l’éducation des jeunes filles d’apprendre à savoir clairement ce qu’elles font en soignant et exposant la beauté de leur visage et de leur corps.

     Un corps mâle attire un corps femelle sans doute davantage par sa force que par sa beauté, mais il est assez évident qu’un homme soigne son apparence, où la recherche de la  beauté incitée par eros est en bonne place.

     Le succès de la pornographie, la multiplication des sites pornographiques sur le web témoigne de la puissance d’eros dans la culture occidentale actuelle, comme le fait aussi, dans une moindre mesure, une mode féminine toujours plus dénudée. Et la pruderie, ou ce qui est jugé tel dans l’habillement fondamentaliste avec des excès tels que celui de la burqa afghane, montre tout autant cette force dans des cultures qui cherchent à s’en défendre.

     Mais eros se tempère le plus souvent dans l’amour sexuel d’une dose plus ou moins forte  d’amor, d’une volonté de servir l’autre, de lui apporter le bonheur par toutes sortes d’attentions. Avec parfois un grain de folie comme ce semble avoir été le cas au temps des troubadours.

     On pourrait se poser des questions sur l’attitude spirituelle de ces chrétiennes qui se vivent comme les épouses du Christ, en particulier dans la vie religieuse. Est-ce une forme d’amor ? Mais la beauté y prend une place très discrète, voire nulle.

     Et la beauté sous le régime de l’agapè ? Il existe nécessairement une rupture autant qu’une continuité entre le rôle de la beauté entre eros et amor, et plus encore entre eros et agapè lorsqu’on admet qu’en raison du principe de causalité toute beauté participe de la Beauté éternelle. Pour le regard qui Aime, toute beauté, naturelle ou artistique, invite à la reconnaissance de l’Éternelle Dilection en sa présence immédiate, intime, plus qu’à l’appel d’eros  ou à la reconnaissance d’amor.

 

     un myosotis affleure

     au gazon en turgescence

     et pour le regard fait sens

     tenant sa première fleur

 

     les yeux bleus et les yeux sombres

     à se côtoyer se hantent

     et certains même s’enchantent

     et puis l’un en l’autre sombrent

 

     ainsi va depuis toujours

     l’aventure de la vie

     pour assurer sa survie

     et l’origine du monde

     dans l’éternelle du vide

     s’ouvre en son désir avide

     de s’accomplir toute ronde

 

     chaque fleur est une invite

     offerte dans sa béance

     à combler la turgescence

     où l’éternelle s’imite

 

    

-alter
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